Publié dans Culture

Vente et Exposition - Trois jours pour redécouvrir l’œuvre de Raparivo

Publié le mardi, 06 janvier 2026

En février 2026, la scène artistique malgache s’apprête à rendre un hommage poignant à Raparivo père, figure incontournable de la peinture et de la culture nationale. À travers une vente-exposition exceptionnelle, cette initiative vise à célébrer l’héritage d’un homme dont l’œuvre, profondément ancrée dans l’histoire tumultueuse de Madagascar, continue d’inspirer et de susciter la réflexion. Né en 1934 à Diego-Suarez, Raparivo a grandi dans un contexte marqué par les soubresauts de l’histoire coloniale et de l’insurrection de 1947.

Fils de Gaston Raparivo, il a d’abord exploré le journalisme et la photographie, avant de se consacrer pleinement aux arts plastiques. La violence et la répression de cette période ont laissé une empreinte indélébile sur sa vision artistique, orientant ses créations vers des thèmes de mémoire, de souffrance et de résilience. À partir des années 1980, la peinture à l’huile devient son médium de prédilection, lui permettant d’élaborer un langage visuel unique, nourri par ses expériences personnelles et l’histoire de Madagascar. Son œuvre, à la fois intime et engagée, a su toucher un large public et s’imposer dans le paysage artistique régional. Au-delà de ses toiles, Raparivo a œuvré pour la diffusion de l’art malgache à l’étranger, assumant la présidence de plusieurs associations culturelles. Son engagement a permis de structurer et de promouvoir la pratique artistique dans un contexte international, tout en transmettant un héritage familial riche : ses cinq enfants évoluent tous dans des disciplines artistiques, perpétuant un héritage fondé sur l’autodidaxie et la transmission. L’événement de commémoration, prévu sur deux à trois jours, invite collectionneurs, particuliers et amateurs d’art à contribuer en prêtant des œuvres de l’artiste. Plus qu’un simple hommage, cette initiative offre une opportunité unique de redécouvrir une œuvre profondément liée à l’histoire contemporaine de Madagascar, tout en honorant la mémoire d’un homme dont la vie et l’art ont façonné la culture nationale. Une célébration qui promet de faire résonner, encore longtemps, la voix d’un artiste dont le regard continue de scruter l’âme de son pays

Si.R

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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