Fils de Gaston Raparivo, il a d’abord exploré le journalisme et la photographie, avant de se consacrer pleinement aux arts plastiques. La violence et la répression de cette période ont laissé une empreinte indélébile sur sa vision artistique, orientant ses créations vers des thèmes de mémoire, de souffrance et de résilience. À partir des années 1980, la peinture à l’huile devient son médium de prédilection, lui permettant d’élaborer un langage visuel unique, nourri par ses expériences personnelles et l’histoire de Madagascar. Son œuvre, à la fois intime et engagée, a su toucher un large public et s’imposer dans le paysage artistique régional. Au-delà de ses toiles, Raparivo a œuvré pour la diffusion de l’art malgache à l’étranger, assumant la présidence de plusieurs associations culturelles. Son engagement a permis de structurer et de promouvoir la pratique artistique dans un contexte international, tout en transmettant un héritage familial riche : ses cinq enfants évoluent tous dans des disciplines artistiques, perpétuant un héritage fondé sur l’autodidaxie et la transmission. L’événement de commémoration, prévu sur deux à trois jours, invite collectionneurs, particuliers et amateurs d’art à contribuer en prêtant des œuvres de l’artiste. Plus qu’un simple hommage, cette initiative offre une opportunité unique de redécouvrir une œuvre profondément liée à l’histoire contemporaine de Madagascar, tout en honorant la mémoire d’un homme dont la vie et l’art ont façonné la culture nationale. Une célébration qui promet de faire résonner, encore longtemps, la voix d’un artiste dont le regard continue de scruter l’âme de son pays
Si.R








